J’y étais – Le « Beauty Lab » par L’Oréal sur l’Afrique et la beauté noire.

Lorsque l’on est le numéro 1 mondial des cosmétiques, satisfaire tous ses clients en prenant en compte leurs particularités n’est pas toujours un exercice facile. Surtout lorsqu’on a pour slogan « Parce que nous le valons bien« . Ce « nous » a souvent été remis en question car un certain nombre de consommatrices ne se sentaient pas incluses, comprises ou représentées correctement.

Mais parce que L’Oréal est également le plus grand groupe sur le marché et que leur influence est indiscutable, ils prennent conscience (peut-être avant d’autres) de l’importance d’élargir la conversation sur la beauté… Notamment en France où l’on discute assez rarement sur le sujet, encore moins en invitant des leaders d’opinion dans les domaines concernés. En ce sens, ils ont donc lancé le « Beauty Lab« , une sorte de groupe exclusif, constitué à la fois de responsables de la marque et d’influenceurs (blogueuses, journalistes, experts…). J’ai été invitée pour la première édition qui a eu lieu ce soir, et qui traitait de la « géocosmétique en Afrique subsaharienne« .

Au vu du thème, je m’attendais à ce que le staff L’Oréal nous détaille leur plan de développement sur les marchés africains où ils sont présents ou ceux qu’ils comptent attaquer prochainement. Mais la discussion a plutôt tourné autour du ressenti et des frustrations que les femmes de la diaspora ont concernant leurs produits de beauté (problèmes de distribution, offre peu large, manque de valorisation des consommatrices afro, manque de formation des vendeurs/coiffeurs…).

D’autre part, Virginie Rouchier (directrice des études marketing) et Dr Michèle Verschoore (Dermatologue et directrice médicale) nous ont parlé en détails de la dernière étude L’Oréal qu’elles ont mené sur les femmes africaines en matière de cheveux et de soins pour la peau.

On a aussi eu droit à une belle intervention de la part de Leslie Carombo, spécialiste des cosmétiques pour peaux noires et métissées. Après plusieurs échanges très intéressants, nous avons participé à des ateliers par deux marques du groupe L’Oréal: Softsheen-Carson et The Body Shop.

Présentation de produits, échanges d’expériences sur les rituels de beauté africains… les discussions étaient vives et informatives.

Je dois dire que j’ai été amusée par le produit « anti-odeur capillaire » pour tissage et tresses de Dark & Lovely, c’est une espèce de désodorisant pour cheveux afros en somme :D

Et pour ne rien gâcher, on a eu du Poulet Yassa comme dîner (si on m’avait dit un jour que je mangerais du riz yassa chez L’Oréal…).

Danielle Ahanda du webzine Afrosomething

Pour en revenir au sujet, L’Oréal a lancé un espace dédié à la beauté en Afrique subsaharienne sur son site, et surtout la grosse cerise sur le gâteau c’est qu’ils publient l’intégralité de leurs études sur ce marché. Rien que pour ça, je leur dit un gros MERCI. Ces documents vont aider plus d’un(e) entrepreneur(e) intéressé(e) par le domaine de la cosmétique en Afrique noire.

Bravo donc à L’Oréal, Publicis et aussi à Fatou du blog The Black Beauty Bag (qui a réussi à diversifier le panel). L’initiative était plus que nécessaire, afin de réduire le fossé d’incompréhensions qu’il y a parfois entre le groupe et une frange de ses consommatrices.

Les prochains Beauty Lab porteront sur la beauté en Chine, puis au Brésil. Vous l’aurez compris, les marchés émergents ont plus que jamais la cote.

Pour visiter l’espace « Beauty in sub-saharan Africa » par L’Oréal, cliquez ICI.

Recommandation personnelle: je vous encourage également à lire cet article des Echos paru en décembre 2013, sur les multinationales et le business de la beauté en Afrique.

Et enfin, pour retrouver quelques extraits des discussions qui ont eu lieu ce soir, vous pouvez vous rendre sur le hashtag #LorealAfrica sur Twitter.