Je suis au-dessus de Niamey (Niger) à l’heure où j’écris ceci, sur mon chemin du retour d’exil après 4 mois loin de la maison, et il n’y a pas à dire: Mon pays, c’est Paris. Mon séjour au Cameroun a été parsemé de rencontres fortuites d’anciennes connaissances que je n’avais plus vu depuis au moins 5 ans, mais en dehors de cela, comme à chaque fois que j’y vais, j’ai la sensation d’être toujours plus étrangère à ce pays si ce n’est l’inverse. J’ai perdu des réflexes aussi basiques que ceux de traverser là où il n’y a pas de passage clouté, jeter des papiers par terre, faire profil bas face à la police qui tente de me soutirer de l’argent…Dieu merci, je n’ai subi aucune agression et je rentre pratiquement avec tout ce que j’ai ramené, mais j’ai vécu dans la paranoïa de me faire arracher mon sac à chaque fois que j’ai mis le nez dehors toute seule. J’ai aussi remarqué que j’ai véritablement perdu patience face aux “Camerounismes” que sont le fait de couper l’électricité pendant 6 jours d’affilée, suspendre l’eau courante pendant 2 semaines dans tout un quartier de la capitale, les serveuses/caissières impolies, faire asseoir systématiquement deux personnes sur le siège avant d’un taxi, rouler à contre-sens sur plus de 100 mètres ou encore, un car transportant plus d’une centaine de personnes qui fait un dépassement alors qu’un grumier vient dans l’autre sens. J’ai tellement vu d’absurdités durant mon séjour que je ne sais vraiment pas comment j’ai fait pour vivre dedans, et pire, trouver cela normal car “Le Cameroun, c’est le Cameroun”. Je ne suis pas amère, ni en colère, je crois que j’ai dépassé ce stade depuis un moment déjà. J’en suis à être devenue dédaigneuse et finalement indifférente. Après tout, pourquoi me soucierais-je de corriger de telles situations lorsque les gens sur place n’y trouvent rien à redire par pure paresse, par peur ou par patriotisme bête et méchant ? Parce qu’oui, je me suis chamaillée plusieurs fois avec des “locaux” , qui trouvaient que je n’avais pas de jugement à porter puisque je ne résidais plus là. Or, il me semble que s’offusquer qu’un tracteur roule en plein centre-ville n’ait rien à voir avec mon lieu de domiciliation, c’est tout simplement absurde et DANGEREUX dans l’absolu, peu importe les latitudes sous lesquelles l’on se trouve. Mais bon, ça m’a fatiguée d’avoir à me justifier parce que je vis “au pays des blancs”. Je suis donc désormais indifférente. J’essaie de mon mieux pour ne pas tout peindre en noir, mais à part 2 ou 3 initiatives et chantiers, j’ai l’impression que le Cameroun recule d’année en année, et l’immense expansion des “églises de réveil” en est un signal fort entre autres.
Ces charlatans ne se cachent même plus et opèrent au vu et su de tous sans que l’on y trouve rien à redire.
Je suis pourtant loin d’être régressive ou conservatrice sur ces questions, mais la corruption des mentalités n’a jamais été aussi loin, et cela touche toutes les couches sociales et toutes les classes d’âge malheureusement. Bref, je reviendrai en détails sur tout cela, mais dans l’ensemble, je ne pense pas remettre mes pieds là-bas avant un petit moment, j’ai la sensation d’avoir fait le tour. Il y a d’autres pays africains qui à mon avis, ont plus à offrir que le Cameroun. Alors bien sûr, on va me dire que je me plains parce que je ne connais plus grand monde et je ne passe pas toutes mes soirées à écumer les boîtes de nuit les plus fréquentées..mais j’ose croire que ça ne change pas grand chose, au-delà d’une semaine, je m’ennuie parce qu’il n’y a rien à faire à part les snacks, les bars et lieux de restauration en tous genres.
Sinon.
Avec le temps, je suis devenue quelque peu désabusée par les résolutions, les superstitions et autres prédictions concernant la nouvelle année qui débute. Ceci étant dit, je vous souhaite à toutes et tous une année 2012 meilleure que la précédente.
A plus tard.
M.


J’ai deux amours, mon pays et Paris …
Je comprend tout à fait ton positionnement, mais je te rassure le Cameroun n’est pas isolé dans cette situation.
Je te souhaite une très bonne et heureuse année.
Bise
je vois que ça n’a pas été facile, c’est dommage.
Rien à voir mais je me suis sentie étrangère à Paris (puis la France en fait) en atterrissant à Noël.Et pourtant je ne vis qu’en Espagne.peut être que l’on finit par s’adapter à l’environnement dans lequel on vit, pour cela tu as l’impression que le pays régresse.
Enfin.Bon début d’année à toi et bon retour alors!
bises
Je ne commente jamais mais qu’est ce que ton blog est bien, tellement bien écrit, tes pensées etc.. enfin un vrai discours construit etc…
Je te lis et j’ai l’impression que c’est moi qui ai écris cet article. C’est “même-pareil” pour moi et le Gabon. Je compte y aller cet été mais sans grande conviction sur les bonnes surprises que je vais y trouver. Je sais déjà que rien ne me surprendra en terme positif!
Bon retour!
Moi ce qui me fait mal c’est que nos parents ont du mal à comprendre que notre pays c’est la France
j’adore la Côte d’Ivoire mais uniquement en vacances plus je vieillis et plus je me sens étranger au mœurs de la bas et pourtant je suis fier de ma double culture mais je ne me sens pas obliger d’accepter tout la bas et ici des choses qui ne ressemble
si tu as le malheur de critiquer tu te fais taxer de BLANCHE alors que non je suis noir et française c’est tout
Article touchant de sincérité.
J’ai vécu exactement la même chose cet été à LBV, au bout d’une semaine j’en pouvais déjà plus.
Je me sens moins seule quand je lis ton article et quand je vois les commentaires, j’ai même eu droit à un surnom la “Blanche-Noire”. Je suis fière d’être Française et de vivre en France mais j’ai une grande affection pour mon pays d’origine et l’Afrique en générale.
J’aime beaucoup ton blog, je lis tes articles depuis l’époque de skyblog. Bonne continuation
personnellement j’ai trouver que ça allait quand j’y suis aller dernièrement peut être parce que je m’attendais à pire !! mais je continue à dire que au niveau de la personnalité les camerounais et les français ne sont pas si différent caissières et vendeuses impolies , idem en France, les agressions pour juste un regard dans le métro ou dans un vieux taco camerounais , le pire c’est quand tu critiques le pays combien des fois les gens se sont permis de me dire ici que si je ne suis pas contente de la france je n’ai qu’a rentrer au cameroun et idem au cameroun c’est genre je suis déracinée !! après pour tout les camerounismes c’est juste affligeant!! le Cameroun c’est une vieille carte postale qui a jauni au fil du temps , figée et vieillissante ! et ça ça me tue !!
Bonjour,
Le magazine est-il déjà sorti?
Je jette un coup d’œil à chaque fois que je passe au point presse et je ne le vois toujours pas.
Bonne question!
Paradoxalement, je ne suis pas du tout d’accord avec toi, bien qu’ayant à peu près le même parcours que toi.
Enfin, je suis d’accord sur le constat que tout vas mal, mais pas sur la conclusion. Je ne me sens pas chez moi à Paris (et en France) et je ne m’y sentirais jamais chez moi. Et ce pour une seule raison : les perspectives d’avenir.
Regardons 20 ans dans le futur. L’Afrique ne pourra que s’améliorer (quand la génération de pourri actuels aura laissé la place) et un vent d’optimisme souffle d’ailleurs dans tous les pays émergents (d’afrique, d’asie et d’amérique latine). Parallèlement, l’occident a atteint son apogée et ne pourra que décliner (après une certaine stagnation). Il n’y qu’a voir les tendances économiques : les déficits publics, la crise de la dette, l’appauvrissement de la population…bref, rien de bien positif. Dans les 5 prochaines années, on assistera inévitablement en France à une augmentation des impots et charges, à une réduction des avantages sociaux…
Bref, ce n’est à mon avis pas le moment de perdre espoir. L’Afrique est à un tournant, ou les “digital native” (notre génération) est sur le point de prendre la place de celle des indépendances (la génération de nos parents) qui ont failli dans leur mission. Bref, je préfère être là ou ça va mal…parce que je sais que ça ira forcément mieux (ça ne pourrai pas être pire) plutot que d’être là où ça va bien en apparence (et où ça ne pourra que décliner).
Et puis, les maux que tu décris ne sont que des symptômes d’un mal plus profond. Si tu ne juges que les symptômes sans voir le mal, effectivement tu fais fausse route.
Il faut comprendre que tu fais partie d’une minorités de camerounais privilégiés…qui peut s’offrir beaucoup de choses hors de portée de la majorité.
C’est facile de juger le taxi qui met systématiquement deux passagers à l’avant. Mais que ferais tu à sa place quand c’est le seul moyen d’être rentable? c’est ce qu’on appelle l’optimum économique. Le taxi peut soit surcharger, soit doubler ses tarifs. Et comme beaucoup de camerounais n’ont pas les moyen de payer plus qu’ils ne payent déjà…le taxi n’a pas le choix.
Un tracteur en centre ville? c’est aussi banal qu’un éléphant dans le centre-ville de Bombay (Inde). Tous les pays émergents (on ne dis plus pauvre car c’est moins sexy) sont ainsi. Comme tu dis, on peut trouver 1 million de raisons de se plaindre. Mais ça veut aussi dire 1 million de raisons d’agir. Après, chacun ses combats. Si tu te sens plus en sécurité à Paris qu’à Douala c’est tant mieux pour toi.
Je trouve même que tu as arrondi les angles. Sans oublier l’agressivité systématique des gens, quelqu’un te pousse il est le premier à t’insulter. Je crois que le pire de tout et tu l’as bien décrit, est que les gens ne supportent pas la critique même constructive. Ils savent tout. La justification de tout sera la pauvreté.
Tu peux annoncer 400 ( à l’époque 150 tarif normal) pour espérer ne pas être “serrée” sur la place avant du taxi et surtout pour une raison toute bête de sécurité. Il faudra en plus que tu hausses la voix avec le conducteur pour qu’il ne t’impose pas une Valérie Damidot comme co-pilote bis. Tu te plains sur cet exemple précis on te dira en souriant qu’ il a voulu optimiser son profit. Réponse à tout.
Au final, d’années en années ce qui était grave devient banal et ça, ça fait peur.
Je vis en Guadeloupe et on fait face un peu aux mêmes problèmes bien qu’on soit encore sur le joug français. Une semaine sans coupure d’eau ou d’électricité ou les 2 en même temps, ça relève de l’exploit.
Pas de taxis mais des cars pourris blindés, pas de transport après 18h.
Quand je viens à Paris , on fait souvent cette réflexion à mon égard:” Oh,mais elle viens du bled”. Avec tous les sous-entendus qui vont avec. Des négropolitains qui ne savent rien de la réalité du pays, des 971, 972 de la tête au pied. Quand ils y vont c’est pour critiquer à tout va et vanter la métropole ” où il fait frais , le soleil se couche tard, moins de violence, des transports à toutes heures”. .. Ils ont qu’une hâte ,retourner à des terres plus “civilisées”.
Ceci dit elle est compréhensible la réaction des autochtones.
Je pense pas que Paris soit plus sûre, la violence est partout maintenant. A Paris je me sens autant en insécurité qu’a Pointe -à-Pitre .
Tu as l’air blasée de ton propre pays (moi aussi je suis une camer) mais je pense que si le Cameroun en est là où il est c’est à cause de vraies raisons qui sont un peu plus lointaines… la majorité des pays d’Afrique est dans la même sphère que le Cameroun…
L’évolution se fera surement un jour mais de façon très lente et avec de nombreuses péripéties…
Peace
je ne comprends pas cet article. J’espere que vs n’avez pas ete ”corrompue” par Gaston Kelman.
on va en Framce ou ailleurs pour acquerir des techniques pour revenir et developper l’Afrique, et non se ”sentir” francais apres. Au lieu de critiquer tt quand on revient au Cameroun, il faut proposer des solutions. Par ailleurs, c normal de sentir ”opprime” quand on revient ves un lieu apres plusieurs annees passees ailleurs. Le jour ou vous irez au Vietnam, par exemple, vous regarderez la France autrement aussi. C vrai qu’au Cameroun il y a ts les maux que vous avez cites. Mais que valent ces maux par rapport aux meutres qu’il y a aux Etats-Unis? il ne se passe pas un jour sans qu’un mec de 20 ans tire sur des gens, sans qu’un mari cocu vide son chargeur sur une foule, sans qu’une fillette soit enlevee, sans qu’une fille soit violee, etc. Ca fait 5 ans que je vis a Washington DC et jamais je ne me sentirai chez moi ici. La poussiere, la boue, les coupures d’eau et d’lectricite, les petits vols a la tire, les rues bondees, les mets camerounais, etc du Cameroun me manquent a jamais. Rentrons developper l’Afrique. comme vous etes du Cameroun, vous devez connaitre ce refrain de Sergeo Polo :”L’europe, malgre ttes tes richesses, je rentrerai chez moi. L’amerique, malgre tt ce que tu m’as donne, je rentrerai chez moi.” Chere soeur, je vous conjure d’ecrire ce refrain au dessus de votre mirroir; vs le lirez chaque matin quand vous vous coifferez. y aura tjrs un truc pr vous rappeler que la France n’est pas votre pays. Cessez de regarder l’Afrique avec dedain.
Ton pays c’est Paris hein?? restes alors là-bas !!!!
Tout ce que tu as dit est vrais. Moi en + j’y ai subit une agression a mains armees papiers et billets d’avions partis avec le buttin des agresseurs ms j’y retourne chaque année (non sans apprehension )parce que je m’y sens bien et si l’occasion m’etais donnée de rentrer y vivre je n’hésiterais pas. Ms je comprends ton point mon petit frère à le mm et je n’y vois rien d’anormal.
Great article, definitely worth the read till the end, and most especially just reminding me again and again that the problems I knew still exist, “Weh mon pays” and whats even sickening is the very people who it affects don’t seem to feel urge to change things.
Well, congrats because you too just joined the bandwagons of criticizers, and what happens when you put two people in room who only have critics to put out, well nothing, while the local people complain about you not able to understand them because you are a “bush faller” , reading your article you too seem to complain about them “not willing to change, because they complacent”… well if that is where you are going to stop, then you may be no better than the local people.
Life is cool in Paris and hard in Cameroon….yes we know, Cameroon is corrupt (the is a Cameroonian app to fight corruption), dirty and whatever negative adjective you may want to add to that, yes we know, anyone can google that, but as an entrepreneur, these problems you face are rather challenges who seek a solution to find, because as you said the people don’t want to help themselves (so you think) , and but following that thinking process, if things continue going the way they go, things will never change, Do you know a lot todays great innovations came in the face those very people who didn’t want a change, so while I read your rant, I could see no effort in you to put out an solutions, (or maybe you are did)
MayBachCarter , we cant just keep complaining without proposing and executing viable solutions, you know better, you have the right to call Paris home, but know one thing, Cameroon/Africa will not build itself without viable long term solutions, you may not know, but you are no longer just any other Cameroonian, you are prominent public figure with a voice whether you like it or not, so that means you have more 1000 of young people looking up to, when they read your blog, they see how react to your challenges, so as to follow, don’t blame them, thats just the cult of our society.
So that is where we come at crossroads, the youth today look on to several role models, some look unto Eto, or Kim or Beyonce and now You (see the amount of reactions to your article), they way you react to the challenges in your life, will serve as an example to a large number of your followers who read your blog, website and who backed you on kickstarter.
My point is, “go beyond complaints” , start proposing effective solutions (Samuel Eto put in place $1M to build his area), think, they are ways you can help, of course these problems make us all sick but you may have to what you may have to do fix it for your children (oh yes you will grow old sooner or later except if they grow in Paris your home), so when you will decide to say yes those are the problems but these are my solutions, trust me it will have a multiplier effect, change the man in the mirror MJ said.
Titling your blogpost “Paris is my home ” gives a sense of “you have given up” , and whats funny is how the French are doing their best to drive out all immigrants but its not too late for you, because you can’t keep give up, you guys were able make FashizBlack grow from French to now an International brand with $45k in backing (which i saw through local Cameroonian who was boasting about you) why dont you try using those skills (even though you may fail a couple of times) to repeat that success in Cameroon .
The Harambe-mantra Olivia Mukam follows is empowering others to find solutions or better call it “Problem-Solvers”, I think you may need to read that .
Your voice, opinion, critics and solutions could be a game changer for millions of Cameroonians and others.
Have a greatday , by the way we’ll be waiting for the Mag, (Yes I backed !!!)
Moi je te dirais que c’est bien beau de s’en plaindre quand on ne juge qu’a la volée sans faire état de la source du problème.Je comprends très bien que tu veuilles dénoncer tous nos soucis mais descends régulièrement au pays et tu te sentiras moins déboussolée.
Tout ce que j’ajouterais c’est ”Agit” au lieu de perdurer dans ton déracinement et de le justifier par la même occasion…et enfin de comprendre que l’amour pour son pays n’est pas méchant c’est juste que parfois les gens font avec les moyens de bords, parfois oui ils se plaignent mais ne sont pas toujours écoutes.
Aussi petite soit ta contribution a changer le Cameroun, aussi tu fais de grandes choses sans le savoir.La critique est bonne quand elle se veut constructive.Ce cap tu l’as fait.Maintenant demande toi ce que tu peux faire pour améliorer la situation.C’est en ça qu’on reconnait tes actes.Il y a très certainement des gens qui se battent au quotidien pour faire changer les choses, mais tu as vite fait de conclure a la paresse sous peu que tu aies passe quelques temps au pays.
Ton indifférence dénote juste que tu n’es pas bien différente de ceux la que tu traites de paresseux.Peu importe ou l’on vit, sa terre natale reste toujours accueillante.C’est a toi de rentrer dans le bain pour te ré-adapter.Tu n’as pas besoin des mauvaises langues pour te dicter comment aimer ton pays.Beaucoup avant toi, et dans la même situation que toi, sont passes par la et malgré le declin ambiant, font des efforts aussi minimes soient-ils.Médite dessus.
Ce texte bien décrit reflète une réalité , montre bien l’image de notre quotidien.Je suis juste déçus par la posture de son auteur qui n a eu que l’oeil noire.Qui n a vu que l étrange tant tout est sombre.On dirait un belge bon teint qui arrive en Afrique la première fois.L ‘auteur semble être parti il y 5 ans et je me demande si ces maux bien décrit n ‘existait pas il y a 5 ans… Là je me pose des questions et je me demande si celui qui trouve son pays à paris trouve aussi son village là bas ?, et j espère que l ‘auteur de ce texte a contribué à batir “son pays paris” car on ne bâtie que sa patrie, si tel est le cas je devrait lui tirer mon chapeau, si c’est pas le cas, je trouve quand même insultant de se trouver plus admiratif que combattif.. de se donner du loisir à dépeindre le quotidien des personnes dont l avenir est hypothèque par ceux de Paris justement, par ceux qui comme lui peuvent se soigner à paris.. Oui je viens de lire un bon texte bourgeois, un récit exotique de l Afrique que la presse la presse française se plait à monter …Je connais ce genre d’auteur qui ma foi me laisse à 37, tant j aime pas les textes exotiques… vu par des étrangers
Une petite réponse pour ninou2040 :
” ”Agit” au lieu de perdurer dans ton déracinement et de le justifier par la même occasion…”
“tu as vite fait de conclure a la paresse sous peu que tu aies passe quelques temps au pays.
Ton indifférence dénote juste que tu n’es pas bien différente de ceux la que tu traites de paresseux.Peu importe ou l’on vit, sa terre natale reste toujours accueillante.C’est a toi de rentrer dans le bain pour te ré-adapter.Tu n’as pas besoin des mauvaises langues pour te dicter comment aimer ton pays.”
J’aimerais bien:
1) Savoir en quoi l’auteure de ce blog est une paresseuse…
2) Que vous alliez dire à tout ceux dont les parents/amis ont été torturés ou martyrisés parce que leur parents étaient un peu mal vus par le régime en place “que leur terre natale est toujours accueillante.”
3) Que vous partagiez avec nous vos lumières sur la façon dont vous êtes actuellement en train “d’ agir” pour votre pays d’origine.
Plus sérieusement, pensez vous vraiment que quelqu’un ici attende qu’on lui dicte comment aimer son pays??? Je vous suggère de vous relire avant de poster de telles inepties et de nous obliger à les lire.
Je viens de lire ton article “Voir au-delà de la nostalgie du Ndolé”. Comme tu l’as dit, chacun à sa propre histoire avec son Pays. Et c’est la tienne. Je lis les commentaires ici et là mais surtout je pense que c’est bien d’avoir SON AVIS et de le partager. Je suis presque étonnée que tu sois étonnée de la polémique lancée par ton article ci-dessus sachant que tout tes articles portent à controverse sur la blogosphere (XD). Pour moi, la polémique est bien car, on peut constater que ton cas n’est pas isolé.
Heureusement et dans l’absolu, on aimerait tous pouvoir se battre pour aider à faire évoluer ce beau pays (aussi beau fût-il). Mais cela est impossible par rapport au système et tout ce que cela engrange. Le comportement des camerounais que tu décris et qui est connu de tous est révoltant et même si la misère l’explique, elle ne l’excuse pas.
Bref, je comprends (même si tu n’en a pas besoin) ton raisonnement et si tu veux aider un autre pays d’Afrique qui te sera plus favorable, whynot? C’est ton droit le plus légitime.
Il faut faire ses choix par rapport à sois-même et non parce qu’une force extérieure ou nous l’impose et cela ne remet aucunement en cause le fait que tu sois une camerounaise. Et je vais même dire que par tes actions à l’étranger, tu feras peut-être plus pour le Cameroun que sur place.
Je vais même poser cette question: Est-ce que quand on est africain ou d’origine, tout nos actes doivent avoir pour but de servir notre pays?
@maeva desolee je vous ai repondu mais apparement ca ne s’est pas affiche mais je ne perdrais plus du temps dessus.
@maybach je viens de lire votre article sur ”Voir au-delà de la nostalgie du Ndolè.” Je dois dire que je suis bien déçue.Je n’ai même pas pu lire jusqu’au bout. Vous devez savoir qu’aucune polémique n’a été créée.Tout dépend de comment vous interprétez les choses.A cela, je vous ai trouve susceptible (je peux m’être trompée) et je trouve cela dommage.Sachez qu’au delà de la pertinence des réactions ici même, nombre de vos consœurs ou confrères veulent juste vous donner de quoi ne pas baisser les bras.Alors en quoi cela est-il une polémique? Vous avez vite fait de prendre des réactions autres que la votre comme qui dirait une attaque personnelle.
Je vous encourage de parler de ce qui ne va pas mais n’aimerais pas vous voir perdre espoir même s’il faille que vous décidiez de ne vous intéresser qu’a d’autres pays africains.On n’a pas forcement besoin de savoir par quoi vous êtes passée mais l’essentiel c’est que vous arriviez a vous sentir bien quand vous mettez les pieds ”chez vous”. Décrire le pays ”tout beau tout scintillant” ne démontre pas les réalités comme vous l’avez fait. C’est sur on n’en a pas besoin car dénoncer a ce moment la voudrait dire qu’il y a matière a réflexion pour tous camerounais.Si vous avez mal pris certains posts, vous m’envoyez désolée mais me concernant je disais aussi ce que je pensais ”sans vous juger”. Il fallait tout simplement essayer de comprendre ou on veut en venir.Sur ce, bonne continuation.C’est le meilleur que je puisse vous souhaiter.
PS: Habituez-vous aux critiques.Cela permet de voir d’autres perspectives.Tout le monde ne peut pas être d’accord.
J’ai fait mes etudes en france et je suis rentrée travailler au cameroun j’y suis depuis 6 ans et navré mais je ne reconnnais pas du tout ce que tu decris du cameroun il est bien vrai que le cameroun c’est pas Paris ou une autre capitale occidentale je vais en moyenne a Yaoundé 2 fois par mois et jamais je n’ai eux a payer 6000 et voyagé plutot dans un gars de 1500 et en passant Douala yaounde ou YAOUNDE douala le tarriff minumum c’est 2000 tu parles d’agressions pendant mes etudes a paris je me suis fait agresser plus de 5 fois dans le metro la rue et autres cependant depuis mon retour au cameroun jamais je ne me suis fait agresser (je ne veux pas par la dire qu’on agresse pas mais juste te dire qu’il y’a du muavais par tout et si pendant ton sejour tu n’as vu que du négatif soit essaie d’ouvrir un tout petit peu tes yeux et tes pays que tu prends comme reference Le Ghana et Le Nigeria je suis allée plus d’une fois dans ces 2 pays depuis 2 ans et crois moi ce n’est pas bien different du cameroun ….Merci
les majuscules dans le post suivant, je suppose que c’est vraiment utile? car sûrement qu’on ne dois pas bien comprendre le français…….
Il y a de quoi avoir des regrets quand au financement du magazine
désolée pour les fautes d’ orthographe: “qu’on ne doit pas” et “quant au” plutôt…
Bon, hé bien. Merci pour vos commentaires.
Concernant Fashizblack Magazine, il n’est pas encore kiosques, sortie décalée d’une semaine ce mois mais il est prêt.
Concernant ce post.
S’il y a une chose dont j’ai horreur, ce sont les procès d’intention et les gens qui vous collent leurs points de vue alors que le sujet ne s’y prête pas. Comme je l’ai dit dans mon post “Voir au-delà de la nostalgie du Ndolè”, nous sommes dans le domaine de l’intime et de réalités personnelles. Quand je lis le commentaire de Rafy, je ne sais même pas par où commencer. Est-ce parce que tu n’as jamais eu le même problème de bus que donc j’invente et je fabule ? Est-ce parce que TOI tu te sens bien au Cameroun que tu te permets de me dire je cite d’ “ouvrir mes yeux” ? Mais enfin, excuse-moi, je ne me permettrais pas de te dire d’ouvrir tes yeux concernant Paris alors que tu t’y ai fait agresser et moi, jamais, je m’y sens en sécurité. Ce sont des réalités PERSONNELLES, tu peux exprimer un point de vue et des expériences différentes, mais en aucun cas sous-entendre que j’exagère parce que l’on n’est pas dans le même cas. Le fait que tu vives depuis 15 ans au Cameroun ne rend pas ton avis plus légitime dans ce cas précis. Au-delà même de ça. Les anecdotes que j’évoque sont des symptômes de quelque chose de plus profond que j’ai qualifié d’absence de volontarisme, défaitisme généralisé, une auto-censure qui pousse les gens à ne même plus réclamer des choses auxquelles ils ont droit. C’est MON sentiment depuis des années, mais ce dernier voyage m’a permis de voir que malheureusement, ça a empiré à un tel point que cela m’est devenu insupportable. Je ne dis pas que les autres pays africains soient MAGNIFIQUES à tout point de vue, ou qu’il n’y a pas de problème. Si je voulais un pays parfait sur le moule Occidental, il ne me semble même pas que j’aurais eu comme idée de remettre mes pays en Afrique un jour. Je souhaite m’établir là où il y a des galères, des choses qui ne fonctionnent pas en partie, mais ou l’on ressent de manière FORTE que les gens veulent s’en sortir et SURTOUT qu’ils ont des standards de normalité qu’ils n’ont pas peur d’élever, notamment en sachant se faire entendre et en n’ayant pas peur de descendre dans la rue pour cela s’il le faut. Et des pays comme ceux-là, il en existe en Afrique subsaharienne. Ils ont pourtant des familles, des emplois, mais ils ont à l’âme de réclamer PLUS que les miettes qu’on leur donne, pas par caprice mais parce qu’ils y ont simplement DROIT. C’est un éveil des consciences qui commence à opérer un peu ailleurs. Or, au Cameroun, cette notion qui semble si SIMPLE, m’a l’air compliqué et ça se ressent à tous les niveaux de la vie quotidienne. A nouveau, c’est une observation qui n’engage que moi et un point de vue obtenu à cause de diverses expériences qui me sont propres. Que l’on ne me dise donc pas que je n’ai pas à dire ce que je dis parce que je n’y vis plus ou que je peins tout de manière négative, c’est bien trop facile.
Enfin bref, je ne souhaitais pas débattre de tout cela, c’était un texte pour éventuellement mettre quelques mots sur ce malaise croissant que je ressens à l’égard du Cameroun, qui est un pays avec lequel j’ai des hauts et des bas.
@Ninou: Si vous ne lisez pas jusqu’au bout, c’est sûr que cela ne vaut pas la peine…Mon texte était adressé à des personnes en particulier sur Facebook, qui ma foi, se reconnaîtront, je n’avais pas besoin de les citer. Le problème n’est pas de bien ou mal recevoir les critiques, mon problème est qu’il y a des sujets sur lesquels je ne souhaite pas débattre, celui-ci en est un. Je ne m’attendais pas (c’était sans doute naïf de ma part) à ce que cela prenne de telles proportions, entre ceux qui réduisent mon discours à des anecdotes et d’autres qui me disent ce que je dois faire et où je dois vivre. Maintenant, effectivement, vous avez raison, il s’agirait de savoir ce qu’il faudrait faire pour que je me sente à nouveau à l’aise dans ce pays et ça c’est un débat intéressant. J’ai essayé sur place, me suis heurtée à des gens réfractaires au changement, j’ai laissé tomber. Peut-être devrais-je réessayer ? Peut-être, mais pas maintenant, ça m’a fatiguée, je n’en ai plus la patience, je préfère tenter des pays que je connais moins et peut-être réessayer au Cameroun, qui sait. Merci en tout cas, votre commentaire a le mérite d’être constructif, ainsi ce que celui de Tita Leslie et quelques autres également
@Leila: J’ai toujours écrit de cette manière pour insister sur des mots que je considère comme Clé, et je ne vais pas changer cela aujourd’hui.. Quant à mettre un article qui relate un malaise personnel et le financement du magazine sur le même niveau, je pense qu’il est largement préférable que je m’abstienne de commenter, voire d’y répondre, je vous laisse à vos jugements.
Sur ce, je préfère retirer mon post suivant et fermer l’accessibilité à commenter de celui-ci, chose que j’aurais peut-être dû faire au départ pour stipuler que ça n’était pas censé être sujet à discussion,
merci à tou(te)s !