Je suis encore assez éloignée de ces préoccupations, mais j’ai toujours entendu dire que la quarantaine est le meilleur âge pour une femme parce qu’elle se sentirait (plus) libre, est généralement très à l’aise professionnellement, plus confiante et ainsi de suite.. Vous vous en doutez, je suis loin de pouvoir infirmer ou confirmer cela, mais je me demandais si c’était le cas pour les hommes.
Je vais être honnête: j’ai toujours préféré la “compagnie” d’hommes plus âgés, parfois BIEN plus âgés (DON’T JUDGE ME!). Esquivons les Lacan improvisés, la psycho de comptoir, le rapport au père tout ça. Le fait que nous ne soyons pas au même niveau socialement, intellectuellement (j’ai encore beaucoup à apprendre de la vie) et autres crée un décalage plutôt confortable. Du moins, pour moi.
J’ai des amies qui trouvent cela bizarre, certaines y voient une espèce de fascination un peu dérangeante, et à quelques égards je les comprends. Ca sonne affreusement cliché, j’ai l’impression d’entendre Kévina par Elie Semoun (“Ouais bah moi je préfère les mecs plus vieux t’sais..genre..17 ans et demi quoi!”). Mais j’ai beau me “rabattre” sur la gente masculine de ma génération/tranche d’âge pour faire comme tout le monde, je finis toujours par retrouver..l’ennui. Oui, touuuus les garçons entre 22 et 26 ans ne sont pas des ados attardés affalés sur leur canapé 23h/24, en possession de la sainte trinité: Beats by Dre + Manette + bouteille d’Oasis. De la même manière, tous les trentenaires ne sont pas sur une rampe de lancement dans leur carrière, si matures que cela, amateurs de sorties culturelles et de belles montres. Toute histoire est singulière, mais mon expérience jusqu’ici m’a portée à préférer le deuxième groupe..par convenance.Plus j’avance, plus j’ai l’impression que le fossé se creuse entre le 1er groupe et moi-même. Soit ils font du sur place, soit je me vois plus loin que je ne suis..Peu importe. Passé les premiers jours, je commence à m’ennuyer, à être déphasée, voire, à être ralentie. Et quand je m’ennuie, bon.. la suite, je ne la raconte pas ahaha.
Et la sensation de perte de patience de devoir composer avec les habitudes de “djeuns”. Ca aussi c’est un problème récurrent me concernant. J’ai nécessairement besoin d’admirer. Et pour cela, il faut qu’il soit devant, en avance, qu’il me serve de stimulateur (yes, i know the term is quite “special” here lol) pour le rattraper même si c’est peine perdue. Aah.
Alors, qui sait, peut-être que je ferais marche-arrière et finirais en cougar émérite. La voleuse volée. J’ai du mal à me voir babysitter un toyboy, peu importe le bon temps partagé, mais une fois de plus, je n’en sais rien. C’est dans une vingtaine d’années tout cela, qui sait si je serais encore de ce monde d’ici là… Enfin bref. Pourquoi je vous parle de tout ça ? Ah. Oui.
Le passage de jeune premier sympa à brun incendiaire me subjugue.
Je suis littéralement absorbée par cette photo, signée Mario Sorrenti pour le magazine W. Alors bien sûr, je sais que TOUT est étudié: la barbe de 3 jours, la cravate défaite, le torse que l’on devine, les plis du front qui sous-entendent la tension et l’expérience, sans parler du regard…Oui je sais que c’est mis en scène, mais j’achète quand même ! Ca transpire de sex appeal au point d’en devenir obscène (lol). Je vous vois déjà venir. Je n’ai pas attendu “The Artist” (que je n’ai toujours pas vu) pour être une groupie de Jean Dujardin. A vrai dire, ça remonte à OSS 117. Caire, Nid d’espions. Je n’avais JAMAIS autant trouvé un acteur frenchy contemporain aussi sexy dans un costume sur mesure (je précise “contemporain” parce que les films d’époque en sont truffés). Cheveux gominés, sourire ultra-blanc, blagues à la limite du mauvais goût, air mi-niais mi-malicieux.. OSS 117 a été la fin de Chouchou (sans Loulou) et le début de Jean.
Je n’ai pas vu tous ses films, mais globalement j’ai l’impression qu’un déclic s’est effectué..Et cela se retranscrit physiquement. Vous savez, ça me rappelle un peu le laideron du collège qui n’avait pas confiance en lui et se prenait des râteaux sans cesse. Et qui, dix, quinze ans plus tard, se révèle être un bellâtre que les filles s’arrachent. C’est sûr, Jean n’a jamais été un laideron pour commencer, mais quand je repense à la manière dont je le regardais à l’époque “Un garçon, une fille” et dont je le regarde aujourd’hui, la différence est flagrante..Prendre conscience de son pouvoir de séduction, ça vous change un homme, j’vous le dis.
Quoi qu’il en soit. Mamma mia. La quarantaine HOT *s’auto-asperge d’eau bénie*
Je pourrais encore dire pas mal de choses sur le sujet mais je m’arrête là, parce que vu ce que je fais désormais tout ça, langue de bois, je ne dois plus écrire tout ce qui me passe par la tête car cela pourrait avoir des conséquences sur l’image de marque etc… Je ne fais que le répéter pour m’habituer, mais j’ai encore un peu de mal avec tout cela. Sur ce.


